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Une autre catégorie pense que le but
principal de l'homme est la conquête et la domination, le massacre, le rapt et
la captivité de leurs semblables. Telle est la conception que s'en font des
Arabes, certains d'entre les Kurdes, et surtout des imbéciles innombrables. Leur
voile est le voile noir des attributs de la férocité, parce que ce sont eux qui
les dominent, de telle sorte qu'ils considèrent que forcer leur proie constitue
le sommet de la félicité. Ceux-ci sont donc satisfaits d'occuper le niveau des
animaux de proie, et même un niveau plus vil encore.
Une troisième catégorie suppose que le but
principal, c'est la richesse et la prospérité, parce que l'or est le moyen de
satisfaire chaque désir. Leur préoccupation consiste donc à amasser et à
multiplier les richesses, accroître la propriété, les biens fonciers, les biens
personnels, les chevaux pur-sang, les troupeaux, le bétail, les champs et le
reste, à thésauriser même sous terre. On peut les voir travaillant durement
toute leur vie, s'engageant dans des périls sur la terre, des risques sur la
mer, par monts et par vaux, empilant les richesses et cependant se la refusant à
eux-mêmes, et combien plus encore aux autres ! Ce sont là ceux auxquels pensait
le Prophète quand il dit : « Pauvre misérable, esclave des dirhams ! Pauvre
misérable, esclave des dinars! » Et en vérité, quelle ténèbre est plus profonde
que celle qui aveugle les hommes, alors que l'or et l'argent ne sont que deux
métaux non désirés pour eux-mêmes, ne valant pas mieux que du gravier, à moins
d'en faire des moyens pour atteindre différents buts et de les dépenser pour des
choses méritant d'être achetées ?
Une quatrième catégorie s'est avancée un peu
plus haut que la folie complète de ces derniers, et suppose que la félicité
suprême réside dans l'extension de la réputation personnelle d'un homme, la
diffusion de sa renommée, l'accroissement de ses adeptes et son influence sur
les autres. On peut les voir s'admirer dans leurs propres miroirs! L'un d'eux,
qui souffre peut-être de la faim et du besoin chez lui, dépensera ce qu'il a
pour des habits, essayant de paraître le plus élégant possible, afin d'éviter
des regards méprisants quand il se déplace.
Innombrables sont les variétés de cette
espèce, et tous unanimement sont voilés loin d'Allah par la pure ténèbre, et ils
sont eux-mêmes ténèbres. De sorte qu'il n'est pas nécessaire de mentionner
toutes les variétés individuelles, une fois que l'attention a été appelée sur le
genre. L'une de ces variétés, que nous devons cependant mentionner, réside en
ceux qui confessent avec leur langue : « Il n'y a pas de dieu si ce n'est Dieu
», mais ils sont probablement incités à cela par la crainte seule, ou le désir
de mendier auprès des musulmans, ou d'obtenir leur faveur, ou par un zèle
purement fanatique de soutenir les opinions de leurs pères. Car si la foi ne
réussit pas à les pousser à faire de bonnes actions, elle n'assurera aucunement
leur élévation vers la lumière à partir de la sphère ténébreuse. Plutôt, leurs
saints patrons sont des diables qui les conduisent de la lumière vers
l'obscurité. Mais celui que la foi touche, de telle sorte que ses mauvaises
actions lui déplaisent et que ses bonnes actions lui font plaisir, est passé
au-delà de la pure ténèbre, même s'il est encore un grand pécheur.
2.
Ceux qui sont voilés par la lumière et l'obscurité mêlées.
La seconde division consiste en ceux qui sont voilés par un
mélange de lumière et de ténèbre. Elle se divise en trois sortes; premièrement,
ceux dont l'obscurité tire son origine des sens; secondement, de l'imagination;
troisièmement, des faux syllogismes de l'intelligence.
En premier lieu, donc, il y a ceux qui sont
voilés par l'obscurité des sens. Ce sont là des personnes qui toutes sont
passées au-delà de cette absorption en soi-même qui caractérisait tous ceux de
la première division, étant donné qu'ils divinisent quelque chose d'autre que le
soi et ont quelque désir de connaître la divinité. Le premier degré de ceux-ci
rassemble les adorateurs des idoles, le dernier degré les dualistes; entre ces
deux extrêmes, existent d'autres degrés.
Les premiers, les idolâtres, sont conscients,
en général, d'avoir une divinité qu'ils doivent préférer à leur sombre « moi »,
et croient que cette divinité est plus puissante que toute autre chose et a plus
de prix que toute autre valeur. Mais la ténèbre des sens leur voile la
connaissance qu'il leur faut transcender le monde sensoriel dans leur quête, de
sorte qu'ils fabriquent pour eux-mêmes, avec les métaux les plus précieux, l'or,
l'argent, et avec des pierres précieuses, des figures admirablement façonnées,
et ensuite ils prennent ces images pour leurs dieux. De tels hommes sont voilés
par la lumière de la majesté et de la beauté. La majesté et la beauté sont des
attributs d'Allah et de Sa lumière; mais ils les ont attachés à des corps perçus
par les sens; ces sens leur ont caché la lumière d'Allah, car les sens sont
ténèbres par rapport au monde spirituel, ainsi que nous l'avons déjà vu.
La seconde catégorie, composée des tribus
turques les plus éloignées qui ne possèdent pas de communauté religieuse
organisée et n'ont pas de code religieux défini, croient qu'ils ont une
divinité, et que cette divinité est quelque objet particulièrement beau; de
sorte que, lorsqu'ils voient un être humain d'une beauté exceptionnelle, ou
encore un arbre, un cheval, etc., ils l'adorent et l'appellent leur dieu.
Ceux-là sont voilés par la lumière de la Beauté mélangée à l'obscurité des sens.
Ils ont pénétré plus avant que les idolâtres dans le royaume de la lumière à la
découverte de la lumière, car ce sont des adorateurs de la Beauté dans l'absolu,
non dans l'individuel; et ils ne la limitent pas spécialement à un individu à
l'exception d'autres; et, de plus, la Beauté qu'ils adorent est la création de
la nature, non la leur.
La troisième catégorie déclare : notre
divinité doit être lumière en Son essence, glorieuse en Son image, majestueuse
en Elle-même, terrible en Sa présence, impossible à approcher ; et, cependant,
Elle doit être aussi perceptible. Car, dans l'opinion de ces gens, ce qui n'est
pas perceptible est dépourvu de sens. Alors, comme ils trouvent que le feu se
caractérise ainsi, ils l'adorent et le prennent pour Seigneur. Ceux-là sont
voilés par la lumière de la puissance et de la gloire qui sont, en vérité, deux
des lumières d'Allah.
La quatrième catégorie pense que, puisque
nous exerçons un contrôle sur le feu, l'allumant et l'éteignant à volonté, il ne
peut servir de divinité. Seulement ce qui possède l'attribut de la puissance et
de la gloire et qui nous tient sous son empire absolu, et qui est en outre très
élevé et sublime, seulement cela représente la divinité. L'astrologie est la
science qui est à l'honneur chez ces gens, qui attribuent à chaque étoile une
influence particulière; de sorte que certains adorent Cynosura et d'autres
Jupiter et d'autres certains autres corps célestes, selon les nombreuses
influences dont ils croient les diverses étoiles douées. Ceux-là sont voilés par
la lumière du sublime, du lumineux, du puissant, qui sont aussi trois des
lumières d'Allah.
La cinquième catégorie appuie la quatrième
dans sa conception fondamentale; mais ceux qui la composent disent qu'd ne
convient pas à leur Seigneur d'être décrit comme petit ou grand parmi des
substances qui donnent la lumière, mais qu'il doit être le plus grand, et c'est
ainsi qu'ils adorent le soleil, qui, disent-ils, est la plus grande de toutes
les lumières. De tels hommes sont voilés par la lumière de la grandeur, en plus
des lumières précédentes; mais ils sont encore mêlés à l'obscurité des sens.
La sixième catégorie s'élève encore plus haut
et dit : le soleil a le monopole de la lumière ; les corps autres que le soleil
ont chacun leur lumière. Ainsi, étant donné que la divinité ne doit pas avoir de
partenaire dans la luminosité, ils adorent la lumière absolue, qui embrasse
toutes les lumières, et pensent que cela est le Seigneur de l'univers, et que
toutes les choses bonnes doivent lui être attribuées. Ensuite, comme ils voient
l'existence de maux dans le monde, et ne veulent aucunement permettre qu'ils
soient attribués à leur divinité, qui est totalement dénuée de mal, ils
conçoivent une lutte entre Lui et les ténèbres, et ils appellent ces deux forces
Yazdan et Ahriman : c'est la secte des dualistes.
Ceci doit suffire pour traiter de cette
division, qui comporte des catégories plus nombreuses que celles que nous avons
mentionnées.
En second lieu, il y a ceux qui sont voilés
par quelque lumière, mêlée à l'obscurité de l'imagination. Ceux-là sont passés
au-delà des sens, car ils affirment l'existence de quelque chose derrière les
objets des sens, mais ils sont incapables de dépasser l'imagination, et ainsi
ils ont adoré un être qui siège effectivement sur un trône. Le degré le plus bas
de ceux-ci est appelé les corporalistes ; puis tous les divers Karramites, dans
les écrits et les opinions desquels nous ne pouvons entrer ici, car multiplier
les paroles à ce propos n'aurait pas de sens. Mais ceux dont le rang est le plus
élevé sont ceux qui nient à Allah la corporalité et tous ses accidents, excepté
un : la direction, et cette direction, vers le haut; car, disent-ils, ce qui ne
peut se rattacher à aucune direction, et ne peut être caractérisé comme étant ni
dans le monde, ni hors de lui, n'existe pas, car il ne peut être imaginé par
l'imagination. Ils n'ont pas réussi à comprendre que le premier degré des
intelligibles nous emmène au-delà de toute référence quelconque à la direction
ou à la dimension.
Troisièmement, ceux qui sont voilés par la lumière divine, mêlée à l'obscurité
des faux syllogismes de l'intelligence, et qui adorent une divinité qui
ce
entend, voit,
et possède la connaissance, la puissance, la volonté, la vie », et qui
transcende toute direction, y compris la direction vers le haut, mais dont la
conception de ces attributs est relative à ce qu'ils ont eux-mêmes; de telle
sorte que certains d'entre eux ont pu déclarer carrément que Son « discours est
de sons et de lettres comme le nôtre »; tandis que d'autres avancèrent un peu
plus haut, peut-être, et dirent : « Il est comme nos paroles mentales, à la fois
sans sons et sans lettres. » Ainsi, quand ils étaient mis au défi de montrer que
ces « ouïe, vue, vie » etc., sont réels en Allah, ils retombèrent dans ce qui
était essentiellement de l'anthropomorphisme, tout en le récusant formellement,
car ils ne réussissaient absolument pas à comprendre ce que l'attribution de
ces notions à Allah signifie en réalité. Ainsi, ils disent, en ce qui concerne
Sa volonté, qu'elle est contingente comme la nôtre; qu'elle désire et s'assigne
un but, comme la nôtre. Toutes ces opinions sont bien connues, et nous n'avons
pas besoin d'entrer dans plus de détails à leur sujet. Ceux-là, donc, sont
voilés par plusieurs des lumières divines, mêlées à l'obscurité des
analogies de l'intelligence. Toutes ces catégories illustrent la seconde
division rassemblant ceux qui sont voilés par la lumière et la ténèbre mêlées.
3.
Ceux qui sont voilés par la lumière pure.
La troisième division est celle de ceux qui sont voilés par
la lumière pure, et ils se rangent eux aussi en plusieurs catégories. Je ne peux
toutes les énumérer, mais ne parlerai que de trois d'entre elles.
Les premiers de ceux-ci ont
recherché et compris la véritable signification des attributs divins, et ont
compris que, lorsque les attributs divins sont nommés parole, volonté,
puissance, connaissance, et le reste, ce n'est pas selon notre mode humain de
nomenclature. Et ceci les a conduits à éviter de Le désigner par ces attributs,
et de Le désigner simplement en se référant à Sa création, comme le fit Moïse
dans sa réponse à Pharaon, quand ce dernier demanda : «
Qui est donc le Seigneur des mondes ? » (Qor'ân,
XXVI, 23). Ils ont dit : c'est le Seigneur dont la Sainteté
transcende même l'idée de ces attributs, Lui qui meut et gouverne les cieux.
Les seconds s'élèvent plus haut
que ceux-ci, étant donné qu'ils ont compris que les cieux sont une pluralité, et
que celui qui meut chacun des différents cieux est un autre être, appelé un
ange, et que ces anges forment une pluralité, et que leur relation aux autres
lumières divines est comme la relation des étoiles avec toutes les autres
lumières (cf.
Qor'ân,
XLI, 11). Ensuite, ils ont compris que ces cieux sont
enveloppés par une autre sphère, par le mouvement de laquelle tout le reste
tourne en vingt-quatre heures, et que, finalement, le Seigneur est Celui qui
communique le mouvement à cette sphère la plus extrême, qui enclôt tout le
reste, pour la raison, disent-ils, que la pluralité ne peut Lui être attribuée.
La troisième catégorie s'élève
plus haut encore que ceux-ci. Ils disent que cette communication directe du
mouvement aux corps célestes doit être un acte de service à l'égard du Seigneur
de l'univers, un acte d'adoration et d'obéissance à Son commandement, et rendu
par l'une de Ses créatures, un Ange qui se tient par rapport à la pure lumière
divine dans la relation qu'a la lune avec les autres lumières visibles; et ils
ont affirmé que le Seigneur est Celui qui est obéi par ce mouvant angélique, et
que le Tout-Puissant doit être considéré comme le moteur universel indirectement
et par le moyen de l'ordre —
amr
— (cf.
Qor'ân,
VII,
54),
mais non
directement par le moyen de l'acte. L'explication de cet « ordre » et de ce
qu'il est en réalité contient beaucoup d'obscurité et est trop difficile pour la
plupart des intelligences, outre qu'elle est en dehors de cet ouvrage.
Tels sont les degrés de tous ceux qui sont
voilés par les lumières, sans mélange d'obscurité.
4.
Le but de
la quête.
Mais ceux qui
parviennent
constituent un quatrième degré auquel, à son tour, il a été
rendu évident que Celui qui est obéi, si on L'identifie à Allah, il faudrait lui
conférer des attributs qui nieraient Sa pure unité et perfection, en raison
d'un mystère qu'on ne peut révéler dans le cadre de ce livre; et que la relation
de Celui qui est obéi à l'existence réelle est comme la relation du soleil à la
lumière essentielle, ou du charbon brûlant au feu élémental; et ainsi, « ils ont
détourné leurs visages » de Celui qui meut les cieux et de Celui qui a émis
l'ordre —
amara
— pour leur mise en mouvement, et ils sont parvenus à un
existant qui transcende tout ce qui est compréhensible par la vue humaine ou
l'intelligence humaine; car ils L'ont trouvé au-delà de, et séparé de toute
caractérisation que nous avons faite auparavant.
Et ces derniers sont eux aussi divisés. Pour
une catégorie, le contenu tout entier de ce qui est perceptible est anéanti,
consumé, effacé, et annihilé; cependant, l'âme elle-même demeure, contemplant la
beauté et la sainteté absolue, et se contemplant elle-même dans sa beauté qui
lui est conférée par son arrivée en la présence divine. En eux, donc, les choses
vues, mais non l'âme qui voit, sont effacées.
Et ils sont
dépassés par d'autres, parmi lesquels sont le petit nombre du petit nombre ; que
« les splendeurs de la Face sublime consument », et que la majesté de la gloire
divine efface; de sorte qu'ils sont eux-mêmes anéantis, annihilés. Pour la
contemplation de soi-même ne se trouve plus de place, parce qu'ils n'ont plus
rien à faire avec le soi. Rien ne demeure plus que l'Un, le Réel; et la
signification de Sa parole :
«
Tout périt,
sauf Son Visage » (Qor'ân,
XXVIII,
88)
devient l'expérience
de l'âme. A ceci, nous avons fait allusion dans le chapitre premier, où nous
avons indiqué dans quel sens ils nommaient cet état « union » et comment ils le
concevaient.
Tel est le degré ultime de ceux qui
parviennent. Quelques-uns parmi eux n'ont pas eu, dans leur progrès et
ascension, à gravir pas à pas les étapes que nous avons décrites; leur ascension
ne leur demanda non plus aucun laps de temps; mais avec leur premier essor, ils
sont arrivés à la connaissance de la sainteté et l'attestation que Sa
souveraineté transcende tout ce qui doit être transcendé. Ils furent subjugués
dès le début par la connaissance qui subjugua les autres tout à la fin. La
manifestation d'Allah leur arriva d'un seul coup, de sorte que tout ce qui est
perceptible par la vue sensorielle ou par celle de l'intelligence fut « par les
splendeurs de Son Visage entièrement consumé ». Il se peut que cette première
voie fut celle d'Abraham, l'Ami d'Allah, tandis que la dernière fut celle de
Muhammad, le bien-aimé d'Allah. Allah Seul connaît les mystères de leurs progrès
et de leurs stations sur la Voie de lumière.
Tel est notre exposé concernant ceux qui sont
voilés par les voiles; et ce ne serait pas étrange si, après que ces stations
aient été pleinement classifiées et que les voiles des pèlerins mystiques aient
été pleinement étudiés, le nombre de catégories s'avère s'élever à soixante-dix
mille. Cependant, si vous regardez attentivement, vous verrez que, de toutes
ces catégories, pas une seule ne se trouve en dehors des divisions que nous
avons opérées. Car, ainsi que nous l'avons montré, ils doivent être voilés par
leurs propres attributs humains; ou par les sens, l'imagination, l'intelligence
discursive ; ou par la lumière pure.
Voici ce qui s'est présenté à
moi en guise de réponse à tes
questions... Puis-je te suggérer de demander pour moi mon
pardon pour tout ce en quoi ma plume a pu se tromper, ou
mon pied glisser ? Car c'est chose aventureuse que de plonger
dans la mer sans fond des mystères divins; et il est dur et
difficile d'essayer de découvrir les lumières célestes qui sont
derrière le voile 12.
Ghazâlî
1.
Rûmî,
Mathnavî,
I, 381.
2.
Rûmî,
Diwân.
3.
Qor'ân,
XVIII, 65.
4.
Voir le « dévoilement » dans la parabole des
peintres, p. 38.
5.
Qor'ân,
XLII, 51.
6.
Voir :
Dictionnaire des symboles,
article «
Voile », par Éva de Vitray-Meyerovitch.
7.
Qor'ân,
XLI, 5.
8. Rûmî :
Mathnavî,
IV, vers 3637 et suiv.
9. Rûmî :
Diwân-e Shams-e Tabrîzi.
10. Rûmî :
Maklûbâl
(Lettres).
11.
Ibn ul-'Arabî :
La Sagesse des Prophètes,
traduction
de Titus Burckhardt, Paris, 1974, Albin Michel éd., p. 34-35.
12. Ghazâlî :
Mishkât al-Anwâr,
chapitre
troisième et dernier.
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