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Si vous
en avez assez du triangle ou de la pyramide pour représenter
la société, essayer donc le cercle.
Car le
triangle et la pyramide sont pleins de problèmes. Ceux qui
sont à un sommet d'un triangle voudraient bien être à l'autre,
et les autres de même : c'est le conflit assuré. De même ceux
qui sont en bas de la pyramide aimeraient bien aller en haut;
oui, mais ceux qui sont en haut ne sont pas prêts à céder leur
place. Vous devinez la suite interminable.
Avec le
cercle c'est autre chose.
Chacun
est à la fois le premier et le dernier, à égale distance du
centre, et le centre n'est occupé par personne. Il est vide;
il n'appartient à personne et permet la rencontre de tous.
C'est le centre, passage obligé, qui permet la rencontre de
tous : la roue ne peut fonctionner qu'avec des rayons. On peut
donc échanger, en passant par le centre, même quand on est en
face, quand on est dans les contraires, en contradiction. A
condition bien sûr de ne pas se placer au centre...
A
chacun d'assumer sa responsabilité dans la liberté, en sachant
que sans l'autre je ne suis rien; à tous de produire du sens,
de la fraternité, de la justice, de l'égalité.
C'est à
cela qu'invite le cercle des vertus et de l'égalité.
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