La Voie Soufie 'Alawiya
(Tarika
Soufia Al-'Alawiya) s'est dotée d'une structure associative qui a été créée
en France selon les dispositions de la loi 1901. Sans but lucratif, cette
Association est libre de toute attache idéologique, politique ou syndicale.
L’Association
Internationale Soufie Alâwiya, c'est son nom, a pour vocation première de
faire mieux connaître le soufisme comme cœur de la révélation mohammédienne,
vecteur d’une spiritualité de paix tant intérieure qu’extérieure.
Œuvrant à
l’approfondissement et au rayonnement de la pensée du shaykh Ahmad Mustafâ
Al-‘Alawi, fondateur de l’Ordre soufi ‘Alâwiya-Darqâwiya-Shâdiliya, et de
celle de chacun de ses maîtres et de ses successeurs, l’Association nourrit
et dispense un enseignement soufi de nature à sauvegarder et revivifier un
précieux patrimoine spirituel de l’humanité.
Hors de toute
perspective prosélyte, l’Association est ouverte à toutes celles et tous
ceux qui veulent travailler avec sincérité à leur éveil personnel et,
surmontant les habituels clivages religieux ou sociaux, qui désirent
humblement concourir à l’avènement tant espéré d’une fraternité universelle
authentique.
L’Association à
pour vocation seconde de favoriser l’insertion des citoyens musulmans et de
leurs enfants au sein de la société plurielle actuelle, de susciter un
dialogue constructif entre toutes les composantes, religieuses ou non
religieuses, d’une société devenue, de toute évidence, multiconfessionnelle,
multiculturelle et multiethnique.
D’abord
spirituelle, sa mission est aussi éducative, culturelle et humaniste. Elle
s’accomplit par des actions pédagogiques dont le but est la transmission
d’une connaissance, de valeurs et de savoirs universels.
Propos du Cheikh Khaled
BENTOUNES
le 19
Janvier 2008
sur la « philosophie » du centenaire de la tariqa (2009)
Le centenaire est certes une célébration
mais il s’agit avant tout du rappel d’un message universel qui montre
que le tasawwuf est encore vivant, que ses idées sont présentes. Le
tasawwuf est innovateur, accompagne l’évolution de la société musulmane,
veille à sa mémoire. Tradition et modernité sont liées.
A travers cet événement, on ne se glorifie
pas. Il est organisé par la tariqa alawiyya, pas pour la
tariqa. Il marque une date historique du tasawwuf au XXIe
siècle.
Il est destiné à avoir un impact dans 20 ou
100 ans ou plus. Il faut semer l’espérance pas la désespérance, laisser
une trace à travers un événement qui serve de lien, qui transmette la
sagesse, la fraternité, qui nourrisse les consciences, apaise, soit
porteur d’espoir. Nous ne pouvons ni ne devons laisser à nos enfants le
désespoir. L’humanité de demain est là. Il faut lui laisser un chemin à
suivre, des idées porteuses. On vit dans la crainte, la peur, les
conflits permanents avec soi, avec les autres. Il faut que l’humanité
sache qu’il y a une autre façon de vivre, de s’harmoniser, de repenser
le monde, d’être impliqué dans le monde de demain pour contribuer à le
rendre plus beau, plus humain, plus vrai, ne serait-ce qu’un tant soit
peu.
Un manuscrit qui résiste pendant des siècles
et qui est toujours là signifie que la chaine de ceux qui l’ont transmis
reste vivante à travers lui, parce qu’on le voit, parce qu’on le touche.
C’est en ce sens qu’on agit. Et pour cela,
il y a un sacrifice de temps, un travail, un investissement de chacun.
« Ce qui m’intéresse, dit le Cheikh, c’est
qu’il y ait des gens qui contribuent à cet événement, même s’ils ne sont
pas dans la tariqa. Ce n’est pas une secte. On ne travaille pas que pour
soi, que pour nous. »
Il donne l’exemple d’un peintre de
Singapour, le « Picasso de l’Asie », bouddhiste, réputé dans le monde
entier, auquel le gouvernement consacré un musée de son vivant même. Cet
homme de plus de 80 ans a passé des heures et des heures en sa compagnie
à l’interroger sur le Cheikh el-Alawi et sur la tariqa, en quête des
moindres détails, sur le wird, la ‘imara, etc. Ainsi, même à l’autre
bout du monde, le Cheikh el-Alawi est connu. C’est le signe que le
« travail » se fait dans le subtil, dès le moment qu’il s’agit d’un
travail pur.
Il y a une toile d’araignée spirituelle,
vivante au-delà des doctrines, de l’enfermement dans lequel on veut la
mettre. Elle est universelle, elle touche et elle agit.
Festival
du Mawlid à Toulouse
Aisa Midi-Pyrénées a organisé le 22 Mars 2008
pour la deuxième fois consécutive le Festival du Mawlid el-Nabawi
el-Charif.
Cette manifestation s'est déroulée à la salle
SAINT PIERRE DES CUISINES.
Au programme de cette soirée, Tom DIAKITE
a
fait baigner la salle de musique mandingue du Mali.
A sa suite TAXIM a suallier musiques et
poèmes mystiques puis a cédé la place à la chorale des scouts
musulmans de France.
Les chants soufis de la confrérie Alawiya
ont clôturé ce festival suivi par un nombreux public.
Centenaire
de la Tariqa Shadhiliya-Darqawiya-Alawiya (1909-2009)
Passer de la culture du « je » à la
culture du « nous »
A l'occasion du Mawlid An-Nabawi A-Sharif
(naissance du
prophète Sidna Mohammed SSP),
l'Association "Cheikh El Alawi pour l'Education et la Culture Soufie" a
organisé à Mostaganem un séminaire international (60 participants), du
23 au 27 mars 2008, afin de préparer le Congrès du Centenaire de la
Tariqa Shadhiliya-Darqawiya-Alawiya (1909-2009). Plus de 5000 personnes,
hommes et femmes, en provenance de toute l'Algérie, du Maroc et
d'Europe, ont assisté à la clôture de cette célébration dans le complexe
sportif Commandant Ferradj, mis à disposition par la ville de
Mostaganem. En voici les orientations.
(suite...)
Visite
du Cheikh Khaled à l'île de la Réunion
Le Cheikh
Khaled BENTOUNES était en visite sur l'ile de la Réunion du 28
Avril 2008 au 7 Mai 2008, à l'invitation de Monsieur Idriss Issop
Banian Président du Groupe de dialogue interreligieux de la Réunion.
Cet organisme a
concocté un programme aussi riche que varié qui a commencé dès le 29
Avril 2008 par une visite à la
mosquée de Saint Denis et à sa médersa, puis une rencontre avec le maire du chef-lieu, juste avant d’animer
une conférence intitulée “La spiritualité au service de la cité et de la
paix”. Le 30 Avril, il a été reçu par les présidents des conseils général et
régional, avant une rencontre avec le Groupe de dialogue interreligieux.
Le 2 Mai, il était à Saint-Paul, pour une rencontre avec le
maire, une causerie à la mosquée et un dialogue avec les jeunes, ainsi
qu’une conférence en soirée à la mosquée. Le 3 Mai, il a été accueilli par
la communauté comorienne à la mosquée Châféie du Port, pour une
causerie. Le 5 Mai, cap au Sud, pour un accueil à la mosquée de
Saint-Pierre et le lendemain, il a visité divers
lieux de culte en compagnie de personnalités religieuses, tel le centre
islamique et la médersa, avant une cérémonie d’hommage à l’émir Abd el
Kader. Mercredi 7 Mai a été consacré à l’institut de théologie islamique
de la Plaine-des-Cafres et à une conférence publique en soirée au
conservatoire de Saint-Pierre sur le thème “Le message universaliste de
l’islam”.
La Poste française a procédé à l’émission d’un timbre commémorant le
bicentenaire de la naissance de l’Emir Abdelkader. Une vente
anticipée a eu lieu dernièrement à l’Institut du monde arabe à
Paris.
Les valeurs de
cette personnalité universelle ont été évoquées par les différents
intervenants présents aux côtés de nombreux invités, à cette
cérémonie inaugurale. « De nos jours et à l’heure des propos et des
débats provocants, décevants, lassants sur le choc des
civilisations, nous trouvons en lui (l’Emir Abdelkader) un homme
dont les attitudes, les principes, les convictions, l’honneur sont
restés les mêmes quels que soient son statut, sa situation et le
sort qu’il ait eu à affronter », a relevé l’ancienne Premier
ministre française et membre de l’Association France-Algérie,
Edith Cresson. Héros algérien mais également héros arabe,
l’institut du monde arabe était le lieu le mieux indiqué pour
abriter cette exposition philatélique, selon Dominique Baudis,
président de l’IMA, qui s’est félicité de l’émission de ce timbre.
« C’est symbolique
que cette manifestation se déroule à l’Institut du monde arabe », a
relevé de son côté Mohamed Boutaleb, président de la
Fondation Emir Abdelkader, qui a rappelé les valeurs universelles de
l’Emir Abdelkader. Il a ajouté que ce « n’est pas la première fois
qu’on reconnaît l’universalité de l’Emir », en signalant que depuis
« 1847, une ville américaine (El Kader) porte son nom. Une place
« Emir Abdelkader » existe depuis une vingtaine d’années à Mexico. A
Paris, une place a été baptisée, il y a moins de deux ans, au nom de
l’Emir Abdelkader ».
Pour M. Boutaleb,
les manifestations commémorant ce bicentenaire doivent être
l’occasion pour mesurer l’importance du « message de tolérance,
message universel » de l’Emir Abdelkader.
Bicentenaire de la naissance de
l'Emir Abdelkader
à Toulouse
Mawlid
an-Nabawi à Mostaganem
A l’occasion
du Mawlid an-Nabawi (naissance du prophète Sidna Mohammed SSP),
Mostaganem a vécu une journée particulière le Jeudi 20 Mars 2008. En
effet l’association « Cheikh El Alawi pour
l’Education et la Culture Soufie » a organisé un défilé à travers les
rues de la ville de naissance de sidi Cheikh Ahmed ben Mustapha al-Alawi.
Durant plusieurs heures une procession de plusieurs milliers de
personnes ont chanté des louanges à la gloire de notre bien-aimé
prophète Sidna Mohammed (SSP).
Le Jeudi 27
Mars 2008, plus de 5000 personnes venues d’Algérie, du Maroc, de
France, d’Allemagne, de Suisse, de Belgique etc. ont assisté à une
réunion spirituelle en présence de Sidi Cheikh Khaled Bentounès dans le
complexe sportif mis à disposition par la ville de Mostaganem.
La procession (ENTV)
La réunion spirituelle (Canal Algérie)
Journée de
rencontres-débats proposés par la bibliothèque de Toulouse et l'Association
Internationale Soufie Alawiya (AISA)
Interview de cheikh Khaled BENTOUNES à Canal Algérie
Le festival sera précédé par un séminaire
interreligieux sur le thème "foi, religions et laïcité" avec
Mahmoud Azab, Elie Boukhoubza et le pasteur Michel Bertrand.
Le Samedi 7 juin 2008 :
A partir de 20 heures à la cathédrale de
Choisy avec la participation de Nassima, de Sandra Bessis
(chants hébraïques), une chorale de chants de chrétiens.
Conférence "La transmission" :
Le Mercredi 1er Octobre 2008:
Cheikh Khaled BENTOUNES
La transmission de la lumière par la chaîne
initiatique de nos ancêtres spirituelles.
La miséricorde dans la tradition musulmane est
la lumière qui éclaire l’ombre de l’humanité et la transcende de
génération en génération.
<Lis, au Nom (par le Nom) de ton seigneur
qui a créé
Il a créé l’homme d’un caillot de sang
Lis !
Car ton seigneur est très Généreux
Qui a instruit l’homme au moyen du Calame.>
(Coran, sourate 96, versets 1 à 4)
Rendez-vous à 20 heures à l’ASIEM
6, rue Albert de Lapparent – Paris 75007
Métro : Saint Placide ou Montparnasse.
Frais de participation 16€ et 9€ (adhérents et
réduction)
La 2-ème édition du
festival de Fès de la culture Soufie s'est ouverte, jeudi 24 Avril 2008, par
le vernissage d'une exposition de manuscrits du soufisme de la bibliothèque
Al Qarawiyine, à travers les 12 siècles de l'histoire du Maroc.
Ces manuscrits soufis
d'une grande rareté, considérés comme des patrimoines de l'humanité,
retracent non seulement l'histoire du soufisme au Maroc, mais reflète aussi
l'art raffiné de la calligraphie et de l'enluminure.
Cette exposition est un
voyage dans le temps, à travers des textes d'une grande profondeur et
beauté, révélateurs également du savoir-faire des maîtres artisans
appartenant aux différentes confréries spirituelles.
Au menu de cette
manifestation, qui a duré jusqu'au 23 avril sous le signe "Orient-Occident",
des débats sur le soufisme, ainsi que des soirées de Dhikr (invocations) de
confréries de différents pays et cultures, des concerts de musique et des
rencontres artistiques.
Ont été également
programmées lors de cette édition, organisée sous le haut patronage de SM le
Roi Mohammed VI, des conférences placées sous les thèmes suivants "Soufisme
et développement de civilisation : 1200 ans de quêtes spirituelles à travers
l'histoire du Maroc", "Valeurs chevaleresques et relations internationales",
"Femmes et spiritualité", "Spiritualité et Entreprise", "Spiritualité et
environnement", "Les voies de la connaissance de soi en Orient et Occident",
"Soufisme et dialogue Orient Occident" et "Désir d'islam, le voyage soufi
d'Isabelle Eberhardt".
Le deuxième festival de Fès de la culture Soufie, qui a vu la participation
d'artistes et de chercheurs en provenance de plusieurs pays étrangers, a été
ponctué par des concerts donnés par des troupes soufies et des groupes issus
de confréries et par des figures emblématiques de cet art sublime.
Selon les organisateurs,
cette 2ème édition, initiée dans le cadre des activités célébrant 1200 ans
de la fondation de la ville de Fès, est un rendez-vous dédié à la promotion
de la dimension culturelle du soufisme. Ce festival sera désormais un
rendez-vous aux diverses dimensions et un carrefour de rencontres entre
différentes figures emblématiques du soufisme, précise-t-on de même source.
D'après eux, ce festival
"dévoile un concept unique dans son genre, celui de contribuer à
l'épanouissement culturel, spirituel et touristique de la cité idrisside".
Cette manifestation, qui
devra acquérir au fil des temps ses lettres de noblesses, vise, en premier
lieu, à promouvoir la dimension culturelle du soufisme, par le biais de
certains de ses légataires.
Pour ses initiateurs, le
festival de la culture soufie " a non seulement pour vocation de faire
découvrir un patrimoine spirituel et artistique d'une exceptionnelle
richesse mais aussi d'ouvrir une réflexion sur ce que pourrait être l'apport
de ce patrimoine au cœur même de la société marocaine d'aujourd'hui".
Côté programmation, des
soirées soufies ainsi que des tables rondes ont été organisées dans les
célèbres places historiques de la ville dont la Medersa Bouânania, Bab
Boujloud et le Musée Batha.
Le vendredi 18 avril, en
plein cœur de la Madersa Bouanania, le Cheikh Khaled Bentounes a été
convié à participer à une table ronde, avec Daisy Khan, Véronique Rieffel et
Eric Geoffroy et animé par notre ami Abdou Hafidi, sur les « Valeurs
chevaleresques et relations internationales ».
Le 19 Avril a été marqué,
par les prestations artistiques de la star française Abd Al Malik et du
grand chanteur du répertoire arabe traditionnel, le Syrien Nihad Najjar.
Tous ces chants du tarab
oriental, ont réussi à replonger les mélomanes noctambules dans un passé
lointain, celui notamment de la convivialité spirituelle réussie grâce aux
philtres dont seule le chant soufi en possède les fulgurances.
Cette journée a été également rehaussée par la
projection d'un film sur le grand penseur de la culture soufie Jalal Eddine
Rûmi. Ce documentaire, qui retrace la vie et l'enseignement de Jalal Eddine
Rûmi, a été réalisé par Names Cynthia Lucas et Kell Kearn. Il a connu un
grand succès aux Etats-Unis pour avoir illustré un Islam d'ouverture et
répandu un message de paix.
Cette soirée a connu aussi la brillante prestation de l'artiste égyptien
Saïd Hafid qui a présenté des poèmes mystiques et Madihs. Le lundi 21
avril, une soirée a été animée par la chorale de la Tariqa Alawia
composée de jeunes venus d’Algérie et de différentes villes du Maroc. Cette
prestation suivie du groupe des Aissaouas a soulevé l’enthousiasme.
LE
FESTIVAL DU MAWLID
11ème
édition
Musiques et Chants Traditionnels Soufis
Le 11ème festival du Mawlid el-nabawi
organisé par les associations AISA et Terre d’Europe le 22
Mars 2008 à Paris, a tenu toutes ses promesses en raison du nombre de
participants et de la qualité des ensembles de musiques et de chants
soufis.
Jean Daniel, président de l’Association
Internationale Soufie Alawiya pour la région parisienne a, en véritable
maitre de cérémonie, assuré avec brio la présentation et la transition des
différents ensembles.
La chorale enfantine, habillée en tenue
traditionnelle, a suscité l’admiration du public qui n’a pas ménagé ses
applaudissements, en chantant des poèmes du Cheikh Ahmed ben Mustapha
al-‘Alawi à la gloire de notre prophète Mohamed (que les bénédictions et
la paix de Dieu soient sur lui).
Ensuite, les chœurs de la confrérie
Alawiya et de la confrérie Burhaniya ont offert au public une
palette de son riche répertoire de chants sacrés.
L’ensemble RAZBAR, résidant en Allemagne
mais d’origine Kurde Iranienne, clou de cette soirée mémorable, a présenté
un panorama artistique unique de percussions et de danses ainsi que des
chants sacrés sur fond de musique classique persane.
(Voir les photos)