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Invocation
Que mon
Seigneur exauce ma prière,
pour qu'à
jamais tourné vers Lui, je sois accueilli à jamais :
protège-moi
toujours et protège
tout le
peuple de Muhammad : qu'en béatitude s'épanche Ta beauté,
aussi
longtemps que des adorateurs L'invoqueront
et que
l'Invoqueront des saints
sur le plus
noble des Prophètes,
sur tous ses
Compagnons, sur toute sa Maison,
sur leurs
héritiers qui dirigent, sur ceux qui cherchent
et sur tout
homme pieux et saint –
dans la
Lumière de mes voeux, tous soient enveloppés [59]!
(Sheikh Ahmad al-Alawî.)
Supplication
Ô Toi qui
versas le vin divin dans ma coupe,
Fais que par
sa chaleur mon essence se révèle,
Fais de
l'amour le principe de ma vie,
Par l'ardeur
de mon souffle, fais jaillir de ma cendre une audacieuse flamme,
Lorsque je
serai mort, fais de ma poussière une lampe,
Et qu'avivée
par ma douleur, elle brûle dans le désert [60].
(Iqbal)
L'humilité
Seigneur, je
suis Ton esclave très soumis ; ne m'expose donc pas à la vente au jour de ma
vieillesse.
Si je n'ai
pas à mon crédit le moindre acte de dévotion, j'ai néanmoins des cheveux qui
sont devenus blancs dans la foi de l'Islam.
Si Tu me
vends, ce sera mettre le feu à mon âme; ce sera l'embrasement de l'enfer.
Que peut-on
attendre d'un homme à l'âme et au cœur consumés par le feu ? Que peut faire
une fourmi au jour de la Résurrection ?
Toi qui
connais les secrets, je Te conjure au nom de Ta gloire de ne pas me reléguer
parmi les hommes délaissés, de ne pas me tourner comme de la cire dans la
main de Ta colère, de ne pas me priver de Ta bonté.
Oublie tout
ce que j'ai fait, le bien comme le mal ; par Ta grâce, délivre-moi de mon
moi,
Car les actes
qui émanent de moi, qu'ils soient bons ou mauvais, ne font que forger des
carcans pour mon cou.
Si Tu ne veux
pas me réveiller, considère-moi comme mort dans mon sommeil insouciant.
Je suis bas
et égaré ; Tu es le Très-Haut ; relève-moi de ma bassesse.
Je suis de
longue main soumis à Ton pouvoir ; montre- moi le chemin qui conduit jusqu'à
Toi [61]!
('Attar.)
L'appel
Au paradis où
les rivières
coulent
coulant le nom de Dieu,
le rossignol
lance son trille :
le croyant
écoute son Dieu.
Au paradis où
les rameaux
le nom de
Dieu psalmodient,
la rose
n'épand pas son parfum,
elle épand le
nom de Dieu.
Ceux qui
mangent et ceux qui ont soif,
Prophètes,
couseurs d'habits célestes,
anges qui
sèment la bonté,
tous
respirent le nom de Dieu.
Colonnes
supports du ciel,
s'allongeant
en pure lumière,
arbrisseaux
au feuillage d'argent
sont des
bras attirés par Dieu.
Les houris au
pur visage,
aux paroles
de douceur et de paix,
errent
là-haut parmi le vert,
chantant le
saint nom de Dieu.
Devant le
juste entrant au ciel
acte de
propriétaire en main,
huit portes
en s'ouvrant gémissent,
elles
gémissent le nom de Dieu.
Gardiens aux
portes sacrées,
ou couseurs
d'habits célestes,
buveurs
d'ambroisie, tous mais tous,
se
désaltèrent de Dieu [62].
(Yunus Emre.)
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