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La Voie 'Alawiya

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Cheikh Hadj Adda Bentounès.

Présenter le Cheikh Hadj ‘Adda Bentounès et son œuvre n’est pas une entreprise aisée.

Sa fidélité et sa proximité avec son maître, le Cheikh Ahmed Al-'Alawi, jusqu’à ses derniers, instants, ont façonné, poli et pacifié son âme.

Il est devenu un cristal pur aux multiples facettes, dont chacune brillait d’un éclat singulier.

 

Tous ceux qui l’ont connu ou approché ont gardé un souvenir inaltérable.

Cette personnalité immergée dans le divin, enseignant l’éveil et prêchant inlassablement une fraternité à réaliser en l’homme, suscita évidemment des témoignages divers, voire contradictoires.

Ceux-ci démontrent le caractère exceptionnel de la personnalité de cet homme dont le destin particulier se révéla, dés le premier contact, à l’âge de huit ans, avec le maître encore moqadem du Cheikh Sidi Mohamed El Buzidi.

Les premiers pas dans la Voie

Jean Biès, alors âgé de dix-neuf ans, eut le privilège de le rencontrer en 1952 à la zawiya de Mostaganem. Il écrit : L’avenir allait prouver que l’homme, ferait honneur au jeune home, et le vieillard à l’enfant. Cheikh ‘Adda devint un saint et fonda sa demeure dans les ‘’haleines de la   familiarité divine’’.  Il est toujours présent en moi, tel qu’en lui-même, coiffé d’un turban, drapé dans son ample djellaba de soie blanche qui, un jour, serait son suaire, et portant autour du cou le chapelet aux quatre-vingt-dix-neuf noms de Dieu (dont le centième reste inconnu et imprononçable), désignant les Perfections et les Activités divines, les essences universelles contenues dans l’Essence immanente du monde.

 

En   lui se respiraient l’humilité, l’amour, la patience, la bonté, la simplicité. Il allait à la zawiya, comme tous les enfants du quartier de Tijditt (le quartier arabe de Mostaganem où il est né), apprendre le Coran : les zawiyas étant les seuls établissements, à l’époque, assurant à la fois l’instruction religieuse et scolaire. Très tôt il fut attiré par l’atmosphère des lieux et séduit par la noblesse des disciples

 

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Petit à petit, il s’attacha à la tarîqa, avec son frère aîné Munawwar Bentounès. L’un et l’autre devinrent des élèves assidus aux cours qu’ils recevaient de leurs aînés (Coran, théologie, apprentissage de la langue arabe, ainsi que les cours de samâ). Dés lors son chemin fut tracé.

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