|
Tous ceux qui l’ont connu ou approché ont gardé un
souvenir inaltérable.
Cette personnalité immergée dans le divin,
enseignant l’éveil et prêchant inlassablement une fraternité à réaliser
en l’homme, suscita évidemment des témoignages divers, voire
contradictoires.
Ceux-ci démontrent le caractère exceptionnel de la
personnalité de cet homme dont le destin particulier se révéla, dés le
premier contact, à l’âge de huit ans, avec le maître encore moqadem
du Cheikh Sidi Mohamed El Buzidi.
Les premiers pas dans la Voie
Jean Biès, alors âgé de dix-neuf ans, eut le
privilège de le rencontrer en 1952 à la zawiya de Mostaganem. Il
écrit : L’avenir allait prouver que l’homme, ferait honneur au jeune
home, et le vieillard à l’enfant. Cheikh ‘Adda devint un saint et fonda
sa demeure dans les ‘’haleines de la familiarité divine’’. Il est
toujours présent en moi, tel qu’en lui-même, coiffé d’un turban, drapé
dans son ample djellaba de soie blanche qui, un jour, serait son
suaire, et portant autour du cou le chapelet aux quatre-vingt-dix-neuf
noms de Dieu (dont le centième reste inconnu et imprononçable),
désignant les Perfections et les Activités divines, les essences
universelles contenues dans l’Essence immanente du monde.
En
lui se respiraient l’humilité, l’amour, la patience, la bonté, la
simplicité. Il allait à la zawiya, comme tous les enfants du quartier de Tijditt
(le quartier arabe de Mostaganem où il est né), apprendre le Coran : les
zawiyas étant les seuls établissements, à l’époque, assurant à la fois
l’instruction religieuse et scolaire. Très tôt il fut attiré par
l’atmosphère des lieux et séduit par la noblesse des disciples
|
|
|